À l'aube, les deux flottes adverses
se découvrent enfin mutuellement.
Les événements vont alors s'enchaîner très vite.
À 7 h 30, un avion de reconnaissance SBD Dauntless du Yorktown
découvre l'escadre de support principal du contre-amiral Arimoto
Goto, autour du porte-avions léger Shoho. Mais l'éclaireur se trompe
dans l'identification du navire et le confond avec le porte-avions
d'escadre Zuikaku, du contre-amiral Takeo Takagi.
À 8 h, un hydravion de reconnaissance japonais repère le pétrolier
Neosho et son escorteur, le destroyer Sims, du Task Group TG.17.6.
Là également, une erreur d'interprétation va être à l'origine
d'une confusion. L'éclaireur japonais identifie les deux navires
américains comme "un porte-avions et un croiseur".
La bataille de la mer de Corail débute donc basée sur de fausses
informations.
A 8 h 30, le Yorktown et le Lexington lancent 93 bombardiers
en piquée, bombardiers-torpilleurs et chasseurs des escadrilles
VF-2, VF-42, VB-2, VB-5, VS-2, VS-5, VT-2 et VT-5.
À 9 h 20, au large de l'île Misima, ils coulent le porte-avions léger
Shoho, que l'éclaireur américain a confondu avec le Zuikaku.
À 12 h 09, à son tour, l'aviation embarquée japonaise envoie
par le fond le destroyer Sims et endommage le pétrolier Neosho.
S'ensuivra, au cours de cette journée, une série de tentatives
infructueuses, de part et d'autre, pour rétablir le contact
avec la flotte adverse.
Dans la soirée, les Task Groups TG.17.2 et TG.17.3, commandés
par les contre-amiraux Thomas C.
Kinkaid et John G. Grace [RN],
sont pris à partie par l'aviation japonaise partie de Rabaul,
en Nouvelle-Bretagne. Au cours de l'engagement, le destroyer
Farragut est légèrement endommagé par des tirs amis.
L'engagement en mer de Corail est de fait la première bataille dite
"au-delà de l'horizon", en ce sens qu'aucun des navires impliqués
ne parviendra à établir le contact visuel avec une flotte ennemie.
Les coups portés de part et d'autre seront exclusivement aériens.
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