Le général Gort s'inquiète de la menace grandissante de son flanc droit et des secteurs arrières, et forme donc une force improvisée afin de défendre cette zone. Le général Mason-Macfarlane est placé au commandement.
Après avoir pivoté sur son axe d'un quart
de tour vers la droite, le 19e Korps motorisé du général Heinz
Guderian progresse maintenant à toute vitesse vers le nord-ouest,
le Pas-de-Calais et les côtes de la Manche.
A Midi, ses avant-gardes blindées atteignent l'Oise, au sud de Guise,
près de Saint-Quentin.
La nouvelle 4e Division cuirassée de Ré
serve (DCR) est constituée
par le colonel Charles de
Gaulle, à partir d'unités des autres théâtres
d'opération amenées en renfort, à Bruyères, dans la région de Laon.
Dans la nuit du 16 au 17 mai, à 4 h 15 du matin, bien qu'elle ne possède
encore qu'une partie de ses unités et qu'elle soit toujours en cours
de formation, la 4e DCR de de
Gaulle lance une contre-attaque
vers Montcornet, sur les arrières de la 10e Division
panzer,
dans la région de Laon.
Après avoir marqué quelques petits succès initiaux contre des positions
d'artillerie antichars, les blindés de de
Gaulle prennent Montcornet,
mais l'infanterie d'accompagnement, chargée de l'occupation
de la localité, n'a pas suivi.
Malmenée par l'intervention des bombardiers en piquée Ju-87,
stoppée par le raidissement de la résistance allemande, la 4e
DCR doit finalement regagner ses positions de départ.
A Paris, c'est un soupir de soulagement de la part
des politiques: la ruée des blindés de
Guderian contre
la capitale française est écartée.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, rappelle le maréchal
Philippe
Pétain de son ambassade à Madrid, et le général
Maxime
Weygand de son commandement du Levant, en Syrie.
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