Dans la nuit du 8 au 9 avril, le
commandant des forces américano-philippines sur Luçon, le général King,
envoie des officiers aux avant-postes japonais pour engager les
formalités de leur capitulation.
Les parlementaires de
Kingse présentent à 3 h 30 du matin devant les
lignes ennemies avec un drapeau blanc. Les Japonais imposent une
reddition sans condition. Elle prendra effet à 12 h 30. 76 000 hommes,
dont 12000 Américains, déposent les armes.
Les Japonais commencent immédiatement le ratissage de la péninsule de
Bataan.
Commence alors un des épisodes les plus tragiques et tristement célèbre
de la guerre: la "Marche de la Mort". Les Japonais rassemblent les
76000 prisonniers américano-philippins en loques et très affaiblis et
les obligent à entamer une longue et très éprouvante marche forcée de
65km jusqu'à San Fernando.
En trois jours, environ 7000 d'entre eux mourront, soit de faim ou de
maladies, soit, pour les traînards incapables de continuer à marcher,
exécutés sur place. Soit en moyenne un prisonnier tous les dix mètres.
Les Japonais installent leurs positions d'artillerie à Cabcaben, sur la
côte sud-est de la péninsule, d'où ils entament le bombardement
systématique de l'île fortifiée de Corregidor, déjà pilonnée par
l'aviation japonaise depuis plusieurs semaines.
À Cebu la garnison américaine de l'île est avertie de l'approche des
forces japonaises et de l'imminence du débarquement ennemi.
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