Amiral
1887 — 1945
À retenir
Wilhelm Canaris — Amiral. Enfant d'une famille riche, il entre dans la marine allemand en 1905 et porte le grade de Lieutenant en 1911. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est sur le croiseur léger MS Dresden et participe à la bataille des îles Falkland.
Jeunesse et formation
Enfant d'une famille riche, il entre dans la marine allemand en 1905 et porte le grade de Lieutenant en 1911. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est sur le croiseur léger MS Dresden et participe à la bataille des îles Falkland. Forcé de débarquer sur l'archipel de Juan Fernandez, à 720 km du Chili, il est interné dans un camp avant de s'échapper le 15 août 1915. Il parvient à rejoindre l'Allemagne en octobre 1915.
Il recevra la Croix de Fer et sera transféré au service secret afin de travailler en Espagne sous couverture. Il retourne au service actif et finit la guerre comme commandant d'un U-Boot en Méditerranée où il sera crédité de 18 torpillages.
Parcours avant-guerre
En 1932, il est promu capitaine. Deux ans plus tard, il devient chef du service de renseignements de l'état-major allemand, l'Abwehr.
Seconde Guerre mondiale
1944–1945
Peu après le complot du 20 juillet 1944, une enquête est menée contre lui par le SD et découvre finalement ses journaux intimes qui révèlent qu'il conspirait contre Hitler depuis 1938. Il est exécuté par pendaison dans le camp de concentration de Flossenbürg le 9 avril 1945.
1939–1945
Durant la Seconde Guerre mondiale, il perd graduellement ses illusions avec Hitler et commence à divulguer des informations à Ludwig Beck, Carl Goerdeler et aux autres complots contre le régime.
Fin de guerre et après-guerre
Après la guerre, il rejoint le Freikorps (Armée de volontaires) et prend part au putsch de Kapp. Plus tard, il est impliqué secrètement dans la construction de sous-marin pour la marine allemande. Quand le parti nazi prend de la puissance, il travaille avec Himmler, Heydrich et les services de renseignements SS. Canaris, qui a une haine profonde envers le communisme, persuade Hitler d'apporter de l'aide aux fascistes lors de la guerre civile espagnole.
Héritage et mémoire
La place de Wilhelm Canaris dans la résistance allemande doit être appréciée sans effacer les responsabilités, les fidélités institutionnelles ou les hésitations qui ont précédé son opposition à Hitler. Son parcours éclaire les possibilités, mais aussi les limites, d’une contestation née au sein des élites militaires et administratives.
Sources
- German Resistance Memorial Center — Index biographique
- Peter Hoffmann, The History of the German Resistance, 1933-1945, McGill-Queen’s University Press.