Seconde-Guerre.com

Ludwig Beck

Biographie de Ludwig Beck, acteur de la Seconde Guerre mondiale.

Général

1880 — 1944

À retenir

Ludwig Beck — Général. Ludwig Beck devient chef de l’état-major général de l’armée de terre en 1935. Opposé aux projets de guerre de Hitler contre la Tchécoslovaquie, qu’il juge prématurés et dangereux, il démissionne en août 1938. Retiré du service, il devient l’une des principales figures militaires de la résistance allemande et doit exercer la fonction de chef de l’État si le complot du 20 juillet 1944 réussit.

Jeunesse et formation

Ludwig Beck naît le 29 juin 1880 à Biebrich, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de général, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.

Parcours avant-guerre

Ludwig Beck devient chef de l’état-major général de l’armée de terre en 1935. Opposé aux projets de guerre de Hitler contre la Tchécoslovaquie, qu’il juge prématurés et dangereux, il démissionne en août 1938.

Seconde Guerre mondiale

1944–1945

Retiré du service, il devient l’une des principales figures militaires de la résistance allemande et doit exercer la fonction de chef de l’État si le complot du 20 juillet 1944 réussit. Il tente de se suicider; grièvement blessé, il est finalement achevé sur ordre du général Fromm dans la nuit du 20 juillet 1944. Le 20 juillet 1944, il se trouve au Bendlerblock lorsque l’attentat de Stauffenberg échoue et que l’opération Walkyrie s’effondre.

1939–1945

Après l’échec du coup d’État, Beck est arrêté au Bendlerblock. Après sa démission, Beck entretient des contacts avec Carl Goerdeler et plusieurs officiers opposés à Hitler. Son hostilité au régime repose d’abord sur la conviction qu’une guerre prématurée conduira l’Allemagne au désastre; elle devient ensuite un engagement en faveur d’un changement de pouvoir. Les conspirateurs envisagent pour lui une fonction de chef de l’État, ce qui lui donne une place centrale dans les projets de gouvernement clandestins.

Son parcours rappelle les limites et les ambiguïtés de la résistance militaire allemande: Beck avait servi le réarmement avant de s’opposer aux ambitions de Hitler, mais il accepte finalement de risquer sa vie dans une tentative de renversement du régime.

Héritage et mémoire

La place de Ludwig Beck dans la résistance allemande doit être appréciée sans effacer les responsabilités, les fidélités institutionnelles ou les hésitations qui ont précédé son opposition à Hitler. Son parcours éclaire les possibilités, mais aussi les limites, d’une contestation née au sein des élites militaires et administratives.

Sources