Général
1888 — 1945
À retenir
Friedrich Fromm — Général. Il rejoint l'armée allemande et à la fin de la Première Guerre mondiale, il a le grade de lieutenant. Il resta dans l'armée et travailla sous le commandement du général Ludwig Beck, chef d'état-major général.
Jeunesse et formation
Friedrich Fromm naît le 8 octobre 1888 à Berlin, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de général, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.
Parcours avant-guerre
Il rejoint l'armée allemande et à la fin de la Première Guerre mondiale, il a le grade de lieutenant. Il resta dans l'armée et travailla sous le commandement du général Ludwig Beck, chef d'état-major général. En 1937, il devient commandant de l'armée de remplacement et durant la Seconde Guerre mondiale chef de l'armement (39-44).
Seconde Guerre mondiale
1942–1943
Un des premiers sympathisants d'Hitler, il perdit ses illusions quant à la façon dont celui-ci gérait la guerre, et en 1942, Fromm était favorable à une négociation de paix avec l'URSS.
1944–1945
Fromm toléra les activités de conspirations de ses subalternes immédiats - Le général Olbricht, le colonel Claus von Stauffenberg, et le colonel Albrecht von Mertz von Quiernheim - qui préparaient le coup d'État du 20 juillet 1944. Le 20 juillet 1944, Fromm fut indigné d'apprendre la nouvelle par Olbricht de la tentative d'assassinat et de l'envoi de celle-ci par télex afin que l'armée marche sur Berlin afin de sécuriser le quartier du gouvernement comme il était prévu dans le plan d'urgence du plan Walkyrie. Hitler eut des soupçons et le 20 juillet 1944, Himmler l'arrêta et l'emmena devant le tribunal du peuple qui le condamna à la pendaison et fut exécuté le 21 mars 1945.
1939–1945
Il refusa de s'engager dans n'importe quel complot et était très méfiant des conspirateurs. Après avoir téléphoné à la "Tanière du Loup" et apprenant par le maréchal Wilhelm Keitel que Hitler était seulement légèrement blessé dans la tentative d'assassinat, Fromm déclara que les conspirateurs étaient en état d'arrestation. Comme la tentative de putsch était tombée à l'eau aux alentours de minuit, Fromm fit irruption dans le bureau de Stauffenberg avec une escorte armée et annonça les conspirateurs (Stauffenberg, Olbricht, Mertz, Ludwig Beck, et Werner von Haeften) coupables de haute trahison.
Indubitablement inquiet de dissimuler toutes les révélations que les conspirateurs pouvaient divulguer concernant ses connaissances du complot et de son approbation tacite de leur coup d'État, Fromm laissa le choix à Beck de se suicider, mais exécuta les autres par un peloton d'exécution peu après minuit et demi. Le double jeu de Fromm ne le sauva pas.
Héritage et mémoire
La place de Friedrich Fromm dans la résistance allemande doit être appréciée sans effacer les responsabilités, les fidélités institutionnelles ou les hésitations qui ont précédé son opposition à Hitler. Son parcours éclaire les possibilités, mais aussi les limites, d’une contestation née au sein des élites militaires et administratives.
Sources
- German Resistance Memorial Center — Index biographique
- Peter Hoffmann, The History of the German Resistance, 1933-1945, McGill-Queen’s University Press.