Général
1888 — 1944
À retenir
Friedrich Olbricht — Général. Il combat lors de la Première Guerre mondiale et en 1938 atteint le grade de lieutenant général. En 1940, il devient chef du bureau de l'armée générale à Berlin. Durant la Seconde Guerre mondiale, il perd ses illusions quant aux capacités d'Hitler et rejoint Ludwig Beck, Carl Goerdeler et Henning von Tresckow dans le mouvement de résistance.
Jeunesse et formation
Friedrich Olbricht naît le 4 octobre 1888 à Leisnig, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de général, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.
Parcours avant-guerre
Il combat lors de la Première Guerre mondiale et en 1938 atteint le grade de lieutenant général.
Seconde Guerre mondiale
1939–1941
En 1940, il devient chef du bureau de l'armée générale à Berlin.
1944–1945
Il rejoint les conspirateurs du 21 juillet 1944 et fut celui qui donna le signal pour prendre le dessus de la puissance après la tentative d'assassinat du 20 juillet 1944. Le 20 juillet 1944, l’hésitation et les informations contradictoires retardent le déclenchement de Walkyrie.
1939–1945
Durant la Seconde Guerre mondiale, il perd ses illusions quant aux capacités d'Hitler et rejoint Ludwig Beck, Carl Goerdeler et Henning von Tresckow dans le mouvement de résistance. Quand il devient clair que la tentative d'assassinat a échoué, Friedrich Fromm essaie de se protéger en organisant l'exécution d'Olbricht, Stauffenberg et de Werner von Haeften dans la cour du ministère de la guerre. À l’Office général de l’armée, Olbricht dispose d’un levier essentiel: le plan Walkyrie, prévu à l’origine pour mobiliser l’armée de réserve en cas de troubles intérieurs. Avec Tresckow, Stauffenberg et Mertz von Quirnheim, il transforme clandestinement ce dispositif en plan de coup d’État destiné à arrêter les responsables nazis après la mort de Hitler.
Lorsque l’échec de l’attentat devient certain, les unités engagées se dispersent. Olbricht est arrêté au Bendlerblock et fusillé dans la nuit avec Stauffenberg, Haeften et Quirnheim sur ordre de Fromm. Sa famille subit ensuite la répression collective organisée contre les proches des conspirateurs.
Héritage et mémoire
La place de Friedrich Olbricht dans la résistance allemande doit être appréciée sans effacer les responsabilités, les fidélités institutionnelles ou les hésitations qui ont précédé son opposition à Hitler. Son parcours éclaire les possibilités, mais aussi les limites, d’une contestation née au sein des élites militaires et administratives.
Sources
- German Resistance Memorial Center — Friedrich Olbricht
- German Resistance Memorial Center — Index biographique
- Peter Hoffmann, The History of the German Resistance, 1933-1945, McGill-Queen’s University Press.