Général
1901 — 1944
À retenir
Henning von Tresckow — Général. Il rejoint l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale et devient à la fin du conflit officier cadet. Il quitte l'armée après la guerre et poursuit une carrière d'agent de change. Cependant, en 1924, il rejoint l'armée et en 1939 atteint le grade de lieutenant-colonel et est en activité dans l'état-major de son oncle Fedor von Bock.
Jeunesse et formation
Henning von Tresckow naît le 10 janvier 1901 à Magdebourg, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de général, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.
Parcours avant-guerre
Il rejoint l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale et devient à la fin du conflit officier cadet.
Seconde Guerre mondiale
1939–1941
Cependant, en 1924, il rejoint l'armée et en 1939 atteint le grade de lieutenant-colonel et est en activité dans l'état-major de son oncle Fedor von Bock. En 1939, il était impliqué dans l'invasion de la Tchécoslovaquie et de la Pologne. Après avoir été témoin des massacres des soldats soviétiques capturés en 1941, il décida que le gouvernement nazi devait être renversé.
1942–1943
En 1942, il devient officier général de l'état-major du haut commandement du groupe armé centre. Le 14 mars 1943, lui et son adjoint, Fabian Schlabrendorff, mettent une bombe dans l'avion qui transporte Hitler à Smolensk (URSS) mais le détonateur fut défaillant et la tentative fut donc un échec. Il avait recruté Stauffenberg en 1942, et celui-ci a été choisi pour placer la bombe à la réunion à laquelle Hitler participa, le 20 juillet 1944.
1939–1945
Il était horrifié par les actions des SS et de la Gestapo dans les territoires occupés. Durant les prochaines années, il usa de son accès aux officiers plus âgés de l'armée pour essayer de les recruter pour renverser le gouvernement. Fedor von Bock, Günther von Kluge, Erich von Manstein et Gerd von Rundstedt tous refusèrent, mais furent solidaires et n'avertirent pas la Gestapo à propos de ses activités. Tresckow reste encore inaperçu et le mois de septembre qui suit, il est fait Chef de l'état-major de la Seconde armée.
Stauffenberg porta la bombe dans une serviette et plaça celle-ci sur le plancher pour ensuite quitter la cabane pour téléphoner. La bombe explosa tuant 4 hommes dans la cabane. Le bras droit d'Hitler était sérieusement touché, mais il survécut à l'explosion de la bombe.
Fin de guerre et après-guerre
Il quitte l'armée après la guerre et poursuit une carrière d'agent de change. Quand Tresckow entendit que le complot était un échec, il dit au revoir aux autres conspirateurs, et conduisit vers la frontière à l'est et se fit exploser la tête avec une grenade à main.
Héritage et mémoire
La place de Henning von Tresckow dans la résistance allemande doit être appréciée sans effacer les responsabilités, les fidélités institutionnelles ou les hésitations qui ont précédé son opposition à Hitler. Son parcours éclaire les possibilités, mais aussi les limites, d’une contestation née au sein des élites militaires et administratives.
Sources
- German Resistance Memorial Center — Index biographique
- Peter Hoffmann, The History of the German Resistance, 1933-1945, McGill-Queen’s University Press.