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15 h 30. À Rethondes, en forêt de Compiègne, dans le Wagon
n°2-419D de la Compagnie internationale des wagons-lits, remis
à la place exacte qu'il occupait le matin du 11 novembre 1918,
et où fut signée la capitulation de l'Allemagne à la fin de la Grande
Guerre, Adolf Hitler reçoit les plénipotentiaires français: le général
Charles Huntziger, le contre-amiral Maurice Le Luc et le général
de l'Air Jean-Marie Bergeret pour les forces armées françaises,
et Léon Noël, du Conseil d'État.
Le Führer est accompagné de Rudolf Hess et de Hermann Goering, du ministre allemand des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, du chef d'état-major de la Wehrmacht, le maréchal Wilhelm Keitel, et du chef des opérations de l'OKW, le général Alfred Jodl.
C'est Keitel qui lit le document accusant la France d'être l'agresseur.
Le texte des conditions d'armistice est ensuite remis aux Français. Celui-ci ne pourra pas être discuté, mais seulement faire l'objet d'explications et d'éclaircissements.
20 h 30. Huntziger téléphone au général Maxime Weygand, commandant en chef des forces armées françaises, pour lui rendre compte des dures conditions dictées par les Allemands:
- les trois cinquièmes du territoire national seront occupés par les troupes allemandes,
- les 1,6 million de prisonniers français ne seront pas rendus,
- les frais d'occupation des troupes allemandes sont à la charge des vaincus,
- les prisonniers et réfugiés allemands [particulièrement les Juifs] devront être restitués à l'Allemagne,
- l'Armée française d'armistice sera réduite à moins de 100 000 hommes.
Les deux délégations se séparent aux environs de 20 h 30, sans être parvenues à un accord au sujet du statut de la flotte française.
Dans la nuit du 20 au 21 juin, début de la "Bataille des cols" entre les troupes alpines françaises et italiennes.
C'est le début de l'offensive terrestre italienne en France. La 1re Armée italienne du général Pietro Pintor, avec un effectif de 22 divisions et 170 000 hommes, franchit la frontière française en trois endroits différents et progresse suivant trois axes: une sur la côte, vers Menton et Nice, et deux dans les Alpes, vers Chambéry et Grenoble.
Les Français n'alignent dans ce secteur que deux divisions et des unités de montagne, les chasseurs alpins. Un effectif total de 35 000 hommes.
Malgré l'avis contraire du haut commandement italien et la difficulté de passer rapidement d'une stratégie défensive, décidée à la veille de la déclaration de guerre, à une stratégie offensive, le 17 juin Benito Mussolini avait donné l'ordre d'attaquer sur la frontière française.
Les craintes de l'état-major italien semblent se confirmer: malgré leur nette supériorité, l'avance des Italiens est dérisoire, et la résistance des Français très forte et efficace.
C'est un des rares succès défensifs français dans cette désastreuse campagne de mai-juin 1940. Voir dans la chronologie →
Le Führer est accompagné de Rudolf Hess et de Hermann Goering, du ministre allemand des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, du chef d'état-major de la Wehrmacht, le maréchal Wilhelm Keitel, et du chef des opérations de l'OKW, le général Alfred Jodl.
C'est Keitel qui lit le document accusant la France d'être l'agresseur.
Le texte des conditions d'armistice est ensuite remis aux Français. Celui-ci ne pourra pas être discuté, mais seulement faire l'objet d'explications et d'éclaircissements.
20 h 30. Huntziger téléphone au général Maxime Weygand, commandant en chef des forces armées françaises, pour lui rendre compte des dures conditions dictées par les Allemands:
- les trois cinquièmes du territoire national seront occupés par les troupes allemandes,
- les 1,6 million de prisonniers français ne seront pas rendus,
- les frais d'occupation des troupes allemandes sont à la charge des vaincus,
- les prisonniers et réfugiés allemands [particulièrement les Juifs] devront être restitués à l'Allemagne,
- l'Armée française d'armistice sera réduite à moins de 100 000 hommes.
Les deux délégations se séparent aux environs de 20 h 30, sans être parvenues à un accord au sujet du statut de la flotte française.
Dans la nuit du 20 au 21 juin, début de la "Bataille des cols" entre les troupes alpines françaises et italiennes.
C'est le début de l'offensive terrestre italienne en France. La 1re Armée italienne du général Pietro Pintor, avec un effectif de 22 divisions et 170 000 hommes, franchit la frontière française en trois endroits différents et progresse suivant trois axes: une sur la côte, vers Menton et Nice, et deux dans les Alpes, vers Chambéry et Grenoble.
Les Français n'alignent dans ce secteur que deux divisions et des unités de montagne, les chasseurs alpins. Un effectif total de 35 000 hommes.
Malgré l'avis contraire du haut commandement italien et la difficulté de passer rapidement d'une stratégie défensive, décidée à la veille de la déclaration de guerre, à une stratégie offensive, le 17 juin Benito Mussolini avait donné l'ordre d'attaquer sur la frontière française.
Les craintes de l'état-major italien semblent se confirmer: malgré leur nette supériorité, l'avance des Italiens est dérisoire, et la résistance des Français très forte et efficace.
C'est un des rares succès défensifs français dans cette désastreuse campagne de mai-juin 1940. Voir dans la chronologie →
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