À 4 h 45 les forces allemandes envahissent le pays sans déclaration de guerre. Le nom de code de cette opération est :
Fall Weiss (Plan White). Les Allemands assignent 52 divisions pour l'invasion (environ 1 500 000 hommes), incluant la 6e division blindée et toutes leurs unités motorisées. Des divisions quittèrent le pays pour défendre le front anglo-français, seulement 10 divisions sont considérées suffisantes et comme étant adaptées pour n'importe quel genre d'action. Le général
Brauchitsch, le commandant en chef de l'armée allemande, est au commandement de la campagne.
Bock est à la tête du Groupe d'armée nord, se composant de la 4e armée (
Küchler) et de la 3e armée (
Kluge).
Rundstedt est à la tête du Groupe d'armée sud, se composant de la 8e armée (Blaskowitz), de la 10e armée (
Reichenau) et de la 14e armée (List). L'appui aérien vient de deux flottilles aériennes, commandées par Kesselring et Lohr, lesquels ont 1600 avions. Le Groupe d'armée sud, venant de Silésie, doit fournir les principales attaques allemandes. La 8e armée sur la gauche doit se déplacer en direction de Poznan. La poussée principale doit être effectuée par la 10e armée laquelle doit se déplacer dans le centre de la Vistule entre Varsovie et Sandomierz, pendant que la 14e armée sur la droite se déplace en direction de Cracovie et le flanc des Carpates. La 4e armée de l'est de Prusse doit se déplacer au sud en direction de Varsovie et la ligne du fleuve Bug à l'est. La 3e armée doit franchir le Corridor polonais et rejoindre la 4e armée en se déplaçant au sud. Les Polonais ont 23 divisions d'infanterie régulière, 1 faible division blindée et une insuffisante ré
serve d'artillerie. Ils ont aussi des forces considérables de cavalerie. Les unités de ré
serve sont seulement appelées le 30 août et ne sont pas prêtes pour le combat. Dans les airs, presque tous les avions polonais sont obsolètes et se révèlent incapables d'atténuer l'impact de l'attaque allemande. Durant le jour, la
Luftwaffe lance des attaques aériennes contre Varsovie, Lodz et Cracovie. Le commandant en chef polonais, le maréchal Rydz-Smigly, a déployé les parties fortes de son armée dans la moitié nord-ouest du pays, incluant de larges forces dans la région de Poznan et le Corridor polonais. Il espérait tenir les Allemands afin qu'ils n'obtiennent que de faibles progressions. Tout le long du front, la supériorité de la formation, des équipements et des forces des Allemands leur apporte rapidement l'avantage dans la première bataille. Beaucoup d'unités polonaises sont débordées avant que les renforts de la ré
serve de mobilisation soient arrivés. En mer, comme dans les airs, l'infériorité technique polonaise mène à d'écrasantes et hâtives défaites. Trois des quatre destroyers polonais réussissent à partir vers la Grande-Bretagne avant que les hostilités débutent et plus tard un sous-marin aussi s'échappera. Le premier jour, le vieux cuirassé, Schleswig-Holstein, pilonne la base navale polonaise à Westerplatte.
Le gouvernement polonais fait appel à une intervention britannique et française en vertu des Traités d'assistance mutuelle.
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