Nouvelle incursion de la
Luftwaffe sur le centre d'opérations de Biggin
Hill, touché pour la quatrième fois en trois jours.
Les Allemands touchent également Eastchurch, Detling, Lympne et Hawkinge.
Le ministère de la Production aéronautique, "Ministry of Aircraft production", dirigé par William Maxwell Aitkens (lord Beaverbrook), a réalisé de véritables prouesses, en arrivant, depuis le déclenchement de l'opération Adler le 13 août, à combler tant bien que mal les pertes en chasseurs du
RAF Fighter Command.
En deux semaines de combat, les Britanniques ont perdu 405 avions et 288 pilotes. La Luftwaffe en a perdu 629.
Malgré la prouesse de lord Beaverbrook, les Allemands ont complètement désorganisé les liaisons entre les différents centres de commandement de la Royal Air Force, a sévèrement endommagé la plupart des aérodromes du Groupe 11 et des stations radar sur la côte sud de l'Angleterre.
En ce 1er septembre 1940, la situation de la chasse britannique devient critique, surtout en pilotes. C'est le facteur humain qui commence à poser problème. Il manque 300 pilotes et les survivants accomplissent parfois jusqu'à cinq sorties quotidiennes et sont au bout du rouleau. Le RAF Fighter Command se voit contraint de puiser dans les autres commandements, comme le RAF Coastal Command, et surtout de rendre opérationnelles les escadrilles étrangères, toujours à l'entraînement.
C'est ainsi qu'environ 200 pilotes belges, français, tchèques, polonais, et même quelques Américains, viennent renforcer le dispositif anglais sur le point de lâcher prise. C'est un véritable ballon d'oxygène pour le Maréchal de l'Air sir
Hugh Dowding, commandant du RAF Fighter Command.
Mais c'est
Adolf Hitler lui-même qui offrira bientôt aux Britanniques l'occasion inespérée de se ressaisir.