Feld-maréchal
1881 — 1968
À retenir
Georg von Küchler — Feld-maréchal. Après avoir suivi l'école des cadets, il entra dans l'armée impériale en 1900 et servit dans le 25e régiment d'artillerie. Promu lieutenant, il passa trois ans à l'Académie de la Guerre avant de rejoindre l'état-major général à Berlin.
Jeunesse et formation
Après avoir suivi l'école des cadets, il entra dans l'armée impériale en 1900 et servit dans le 25e régiment d'artillerie. Promu lieutenant, il passa trois ans à l'Académie de la Guerre avant de rejoindre l'état-major général à Berlin. Durant la Première Guerre mondiale, il commanda une batterie d'artillerie sur le Front Ouest et prit part à l'offensive majeure de la Somme et de Verdun en France. En 1916, il devint officier d'état-major de la 206e division d'infanterie.
Parcours avant-guerre
En 1919, il rejoignit les Freikorps (corps des volontaires) et combattit l'armée rouge en Pologne. Après être retourné en Allemagne, il rejoignit l'état-major de l'école d'artillerie de Jueterborg. Promu colonel, il devient Commandant Adjoint de la 1re division d'infanterie dans l'est de la Prusse en 1932. Il succéda en 1937 à Walther von Brauchitsch comme commandant de la Wehrkries I.
L'année suivante, il soutint Hitler pour le renvoi de Werner von Blomberg et Werner von Fritsch.
Seconde Guerre mondiale
1939–1941
En mars 1939, il prit part avec Heinrich Himmler au succès de l'occupation du port lituanien de Memel. Il prit Moerdijk, Rotterdam et La Haye avant de se déplacer vers la Belgique et d'occuper Anvers le 18 mai 1940. En mai 1941, le général Wilhelm Keitel signa l'Ordre Commissaire, lequel indiquait aux commandants allemands d'exécuter les fonctionnaires du parti communiste immédiatement après leurs captures.
1942–1943
Le 17 janvier 1942, il remplaça Wilhelm Leeb au commandement du groupe d'armée Nord.
1944–1945
Il resta en URSS jusqu'en janvier 1944 quand il ordonna le retrait sur le fleuve Luga. Bien qu'à la retraite, il fut approché par Carl Goerdeler qui essaya de le persuader de rejoindre les conspirateurs du complot du 20 juillet 1944.
1939–1945
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il obtint le commandement de la 3e armée. Lors de l'invasion de la Pologne, ses troupes capturèrent Dantzig. Bien que partisan dévoue du parti nazi, il contraria les SS en punissant les soldats qui commirent des atrocités contre les civiles. Lors de l'offensive à l'ouest, il combattit sous le commandement du général Fedor von Bock et commanda les troupes qui envahirent les Pays-Bas.
Sa tentative pour couper les Forces expéditionnaires britanniques (BEF) à Dunkerque s'est terminée par un échec. Durant l'opération Barbarossa, il prit la tête de sa 18e armée en URSS. Combattant à côté de Ernst Busch et de Wilhelm Leeb, il se déplaça en direction de Leningrad (URSS). Küchler avec enthousiasme exécute ces ordres et encouragea ses hommes à tuer les partisans capturés.
Hitler fut furieux et le remplaça par le général Walther Model. Bien que compréhensif aux objectifs du groupe il refusa de participer à la tentative d'assassinat d'Hitler.
Fin de guerre et après-guerre
Il fut déclaré coupable de crime de guerre au procès de Nuremberg et le 27 octobre 1948 il fut condamné à 20 ans de prison pour les traitements infligés aux partisans de l'URSS. Il fut libéré en février 1955.
Héritage et mémoire
Le bilan militaire de Georg von Küchler ne peut être séparé du cadre politique et criminel dans lequel combattit la Wehrmacht. Les succès opérationnels, les désaccords avec Hitler ou les récits publiés après 1945 ne suffisent pas à établir une opposition au nazisme et doivent être confrontés aux ordres, aux responsabilités de commandement et aux réalités de la guerre d’anéantissement.
Sources
- Rolf-Dieter Müller, Hitler’s Wehrmacht, 1935-1945, University Press of Kentucky.
- Geoffrey P. Megargee, Inside Hitler’s High Command, University Press of Kansas.