Feld-maréchal
1876 — 1956
À retenir
Wilhelm Ritter von Leeb — Feld-maréchal. Il commandait le septième district militaire de l'Allemagne comme lieutenant général avant la prise du pouvoir par Hitler et le parti nazi. Hitler s'en méfiait à cause de son attitude et ses croyances religieuses. Cependant à cause de ses états de service exemplaires il le fit commandant du deuxième groupe armé et il prit part dans l'incorporation au Reich des Sudètes en 1938.
Jeunesse et formation
Wilhelm Ritter von Leeb naît le 5 septembre 1876 à Landsberg am Lech, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de feld-maréchal, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.
Parcours avant-guerre
Il commandait le septième district militaire de l'Allemagne comme lieutenant général avant la prise du pouvoir par Hitler et le parti nazi. Hitler s'en méfiait à cause de son attitude et ses croyances religieuses. Cependant à cause de ses états de service exemplaires il le fit commandant du deuxième groupe armé et il prit part dans l'incorporation au Reich des Sudètes en 1938. Hitler le fit commandant du groupe d'armées C qui fit la percée de la ligne Maginot en France.
Il reçut la croix de fer et fut élevé au titre de maréchal.
Seconde Guerre mondiale
1939–1941
« Leeb fait sa deuxième enfance et comme un catholique typique il préfère prier que combattre. » Il fut limogé en décembre 1941 et le colonel général Georg von Küchler lui succéda. En 1941, à la tête du groupe d’armées Nord, il avance dans les États baltes et jusqu’aux abords de Léningrad.
1942–1943
En désaccord avec Hitler sur la conduite des opérations et les retraits tactiques, Leeb demande à être relevé en janvier 1942.
1939–1945
Pour l'opération Barbarossa, il eut la charge du groupe d'armée nord avec la tâche d'occuper les États baltes et Leningrad. Ses armées obtinrent des succès éclatants, mais Hitler n'était pas satisfait. Commandant du groupe d’armées C pendant la campagne de France, Leeb dirige l’offensive contre la ligne Maginot. Le siège qui s’installe provoque une catastrophe humanitaire majeure pour la population soviétique.
Jugé après la guerre lors du procès du Haut Commandement, il est condamné à une peine déjà couverte en grande partie par sa détention préventive.
Héritage et mémoire
Le bilan militaire de Wilhelm Ritter von Leeb ne peut être séparé du cadre politique et criminel dans lequel combattit la Wehrmacht. Les succès opérationnels, les désaccords avec Hitler ou les récits publiés après 1945 ne suffisent pas à établir une opposition au nazisme et doivent être confrontés aux ordres, aux responsabilités de commandement et aux réalités de la guerre d’anéantissement.
Sources
- Rolf-Dieter Müller, Hitler’s Wehrmacht, 1935-1945, University Press of Kentucky.
- Geoffrey P. Megargee, Inside Hitler’s High Command, University Press of Kansas.