À la station Maïakovski du métro
moscovite, les Russes célèbrent le 24e anniversaire de la "Révolution
d'Octobre".
Staline parle sur un ton rassurant, en minimisant, comme il est de
naturel, les pertes soviétiques et en exagérant celles de l'adversaire.
D'après lui, durant les quatre premiers mois de guerre, l'Union
Soviétique a enregistré 350000 tués, 378000 disparus et plus
d'un million de blessés.
Bien entendu, les véritables pertes soviétiques sont très supérieures
en nombre: 1.2 million de morts, 3 millions de blessés et 3.5 millions
de prisonniers de guerre.
Le lendemain, sur la place Rouge, il parle aux soldats, les encourageant
à défendre la "sainte Russie" et leur affirmant que les Allemands ont
eu 4.5 millions (!) de morts et de blessés. Il ajoute que les ré
serve s
allemandes sont épuisées (ce qui est en partie vrai), tandis que celles
des Russes commencent seulement à faire peser leur poid dans la balance.
Ses appels enflammés au sentiment patriotique et à l'union sacrée des
Russes ne plaisent pas aux "purs et durs" du régime, mais se révèleront
très efficaces dans la population.
A Rovno, en Volhynie, les
SS et la
Gestapo massacrent 15000 Juifs.
Dans Stalingrad, les combats dans les
ruines diminuent d'intensité.
Dans le Caucase, l'Armée rouge repousse énergiquement les Allemandes
du
Heeresgruppe (Groupe d'armées) A, qui tente de s'emparer de la ville
d'Ordjonikidze, au sud-ouest de Groznyi.
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