Tarawa. À l'aube du deuxième jour,
c'est de nouveau l'enfer pour les Marines.
Durant la nuit précédente, l'amiral Raymond Spruance, le commandant
de la 5e Flotte US qui dirige l'opération, a écouté les rapports
catastrophiques des différents commandants d'unités, dont plusieurs
ont suggéré le réembarquement. Mais il persiste dans ses attaques,
étant donner la grande importance stratégique de l'objectif.
À 6 h du matin, les réserves du 2e Régiment de Marines du colonel
David Shoup et les 1er et 3e bataillons du 8e Régiment de Marines
(majors Lawrence Hayes et Robert Ruud) traversent le lagon.
Les japonais ouvrent un feu d'enfer sur les Marines qui approchent
à découvert. Shoup, dont les hommes sont à l'extrémité est du lagon,
ordonne une attaque désespérée dans le but de stopper le massacre
de ses hommes rejoignant la rive.
Seul 450 des 800 hommes qui débarque y parviennent. Cependant,
avec cet apport, les Marines sont désormais en mesure d'effectuer
une percée à l'intérieur des terres, d'atteindre l'aérodrome japonais
et de se rend maître de la rive opposée de l'île.
Pendant ce temps, la marée haute a permis aux unités de débarquement
de passer le récif, de traverser le lagon et d'atteindre le rivage.
Le soutien des chars Sherman auprès des trois bataillons va s'avérer
crucial dans l'issue du combat. Les blindés foncent vers les lignes
japonaises, écrasant sous leurs chenilles les nids de mitrailleuses
et les fortins.
Les Marines qui suivent nettoient ce qui reste aux lance-flammes
et à la dynamite tout ce qui reste. Les positions japonaises tombent
les unes après les autres.
L'aviation embarquée des porte-avions américains appuie plus ou moins
efficacement les troupes à terre, qui ont ainsi la possibilité de mettre
en place l'artillerie de campagne et de pilonner pendant toute
la journée les emplacements japonais, réalisant quelques progrès.
Le soir, Shoup envoie par radio la situation suivante aux navires
de commandement: "Pertes: nombreuses. Pourcentage de morts:
inconnu. Efficacité du combat: nous gagnons".
Au même moment, Shibasaki envoie un dernier message à Tokyo:
"Nos canons sont détruits. Chacun d'entre nous attend l'assaut
final. Puisse le Japon exister dix mille ans!"
À la tombée du jour, le 6e Régiment de Marines du colonel
Maurice Holmes aborde sur la plage ouest. Il effectue la jonction
avec le 3e bataillon du 2e Régiment de Marines du major
Michael Ryan.
Durant cette journée, d'autres unités débarquent dans les autres îlots
de l'atoll de Tarawa.
Nauru. Des
B-24 de la 7e US Air Force (Funafuti et Nanumea)
bombardent l'île japonaise de Nauru.
Abemama. Le sous-marins
Nautilus débarquent une compagnie
de Marine sur l'atoll.
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