Opération Torch :
Les forces alliées sont réparties en trois groupes :
- La
Task Force Ouest, commandée par le général Patton, comprend 35 000 hommes, escortés par l'escadre du contre-amiral
Hewitt, forte de deux cuirassés, un porte-avions auxiliaire, 4 porte-avions d'escorte, et plusieurs croiseurs et destroyers ;
- La
Task Force Centre du général
Fredendall regroupe 39 000 soldats américains, escortés par la flotte du Commodore Toubridge qui comprend 2 porte-avions d'escorte et plusieurs bâtiments plus petits ;
- La
Task Force Est comprend 52 navires de guerre, 33 000 soldats aux ordres du général Ryder et du contre-amiral Burroughs. Le contingent britannique formé par la 87e division est escorté par la Force H de l'amiral Syfret, qui comprend 3 cuirassés, 3 porte-avions auxiliaires ainsi qu'un grand nombre de croiseurs et de destroyers.
Algérie : à Alger, à une heure du matin, la
Task Force du contre-amiral britannique Burrough débarque les troupes du général américain Ryder. Les progrès sont rapides, en partie grâce à l'aide du général Maast, les réactions des troupes vichystes sont limitées et l'armistice est signé à 18 heures 45 par l'amiral Darlan.
Ouest algérien : à 1 heure 30, près d'Oran, la
Task Force du Commodore Troubridge débarque les troupes américaines du général
Fredendall. Deux destroyers anglais sont coulés en tentant de prendre le port d'Oran. À la nuit, les troupes sont établies solidement et ont pris l'aérodrome de Tafaraiu, sur lequel une unité de Spitfire est prête à participer aux opérations.
Maroc : à 5 heures, la
Task Force du contre-amiral américain
Hewitt débarque en trois endroits les troupes commandées par Patton, sur plus de 300 kilomètres de front autour de Casablanca. Les autorités militaires vichystes s'opposent au débarquement, le général Nogues n'éprouvant pas de sympathie particulière pour les Alliés et l'amiral Michelier étant violemment antibritannique. Dans le port de Casablanca, un combat est engagé entre le cuirassé français
Jean Bart et le
Massachusetts. Les destroyers français ouvrent également le feu, mais sont neutralisés ou coulés. Le débarquement à Port Lyautey déclenche d'importants combats, alors qu'il se déroule sans difficulté à Safi. Les pertes s'élèvent à 1800 hommes parmi les troupes alliées.
Les autorités anglo-britanniques rassurent l'Espagne quant au respect de la neutralité espagnole.
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