Hitler donne l'ordre de transférer le 2e corps de la
Luftwaffe du front de l'est en Italie pour aider les forces aériennes italiennes à contrôler la Méditerranée, dans l'objectif de réduire l'efficacité des attaques de la
RAF basée à Malte contre les convois de ravitaillement destinés à l'Afrique du Nord.
L'offensive allemande contre
la capitale soviétique s'est enlisée par manque de moyens
et en raison des terribles conditions météorologiques.
L'Armée rouge entame la phase préliminaire de sa grande
offensive générale d'hiver.
Les Soviétiques, qui ont été très prévoyant et qui ont accumulé
une formidable masse fraîche de réserves en hommes et en matériel,
lancent leur contre-offensive d'hiver sur tous les fronts,
en particulier celui de Moscou.
Dans ce seul secteur, ils alignent 88 divisions d'infanterie,
15 divisions de cavalerie montée et 1500 blindés, se ruant contre
67 divisions allemandes, fatiguées et incomplètes.
Leur objectif est de percer les flancs du
Heeresgruppe Centre
(maréchal
Fedor von Bock) pour l'encercler et l'anéantir.
Les Russes envoient délibérément leur cavalerie au massacre contre
les blindés et l'infanterie adverse. C'est finalement par l'utilisation
de nouveaux modèles de chars T-34 adaptés aux combats d'hiver
qu'ils s'imposeront sur le champs de bataille.
Le général
Heinz Guderian demande vainement à Hitler l'autorisation
d'opérer une retraite défensive.
Au nord-ouest de Moscou, dans la région de Krasnaïa Poliana-Dmitrov-
Kalinine, sept armées soviétiques exercent une forte pression
contre la 9e Armée allemande (Adolf Strauss) et des 3e
et 4e Panzergruppen (Georg Reinhardt et
Erich Hoepner)
concentrés dans ce secteur.
Au sud de la capitale, dans la région de Toula-Kachira-Mikhaïlov,
trois armées soviétiques et un corps de cavalerie de la Garde
s'en prennent à la 2e Panzerarmee (Heinz Guderian).
Les Allemands sont totalement surpris par le volume et la violence
de cette contre-offensive.
Finalement, ils devront reculer en abandonnant une grande quantité
d'armes et de matériel.
Dans la
Wehrmacht, une grave crise de commandement en résultera,
la plupart des généraux contrevenant aux ordres d'Hitler, celui-ci
refusant tout recul.
Hitler en profitera pour limoger ses trois commandants de Groupe
d'Armées (Heeresgruppen), et toute une série d'autres généraux,
dont Guderian lui-même, au cours des prochains mois. Il prendra
lui-même le commandement des opérations sur le front soviétique.
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