Désastre allié de la mer de Java. Grande bataille navale qui
s'achève par le triomphe complet des Japonais et une humiliation pour
les Alliés.
Près de Soerabaya (Surabaya), une
Task Force alliée aux ordres de
l'amiral hollandais Doorman, déjà mise à mal le 19 février, affronte de
nouveau la flotte japonaise.
L'escadre alliée est composée de 2 croiseurs lourds (l'anglais Exeter et
l'américain Houston), de 3 croiseurs légers (les hollandais De Ruyter et
Java, l'australien Perth) et de 11 destroyers (les américains Alden,
John D. Edwards, John D. Ford, Paul Jones et Pope, les anglais Electra,
Encounter et Jupiter, les hollandais Evertsen, Kortenaer et Witte de
With) attaque l'escadre japonaise destinée à Java.
L'escadre japonaise comprend 6 croiseurs lourds (Ashigara, Haguro,
Mikuma, Mogami, Myoko et Nachi), 3 croiseurs légers (Jintsu, Naka et
Natori), 31 destroyers, 5 dragueurs de mines et 27 navires de transport.
Les 5 croiseurs ainsi que 7 destroyers sont coulés. Les 4 destroyers
survivants (John D. Edwards, John D. Ford, Pope et Witte de With)
rompent l'engagement et parviendront à rejoindre l'Australie,
d'extrême justesse.
L'escadre alliée a été mise hors de combat en moins d'une heure.
Les Japonais ne perdent qu'un drageur de mine et 4 navires de transport
coulés, ainsi que 3 destroyers endommagés, dans la bagarre, sans que
cela ne modifie en rien leur plan d'invasion.
Ce nouveau désastre, qui suit de peu la dissolution de l'
ABDA
(Australian, British, Dutch, American), est une nouvelle giffle
magistrale à la figure des Alliés.