Putsch militaire à Belgrade. Dans la nuit du 26 au 27 mars,
un groupe d'officiers nationalistes serbes de l'Armée de l'air et de la
Garde Royale, conduits par leur chef d'état-major, le général Dusan
Simovic, fomente un coup d'état et renverse le gouvernement pro-allemand
en place. Ce coup d'état est organisé et planifié par l'adjoint de
Simovic, le général Bora "Borivoje" Mirkovic.
Les ministres et le commandant de la Garde Royale, le général Stajic,
favorables à la signature du Pacte tripartite, sont arrêtés par les
putschistes.
Le Conseil de régence est dissous. Le jeune prince Pierre, fils du roi
Alexandre assassiné à Marseille le 9 octobre 1934, est appelé à monter
sur le trône et devient le roi Pierre II de Yougoslavie.
Le prince régent Paul, qui se trouvait dans sa résidence d'été Brdo,
rentre à Belgrade en disgrâce, puis part en exil avec sa famille.
Un gouvernement d'union nationale est constitué, sous la présidence
de Simovic lui-même. Ses premières décisions sont de dénoncer la
signature du Pacte tripartite du 25 mars et de signer avec Moscou
un pacte de non-agression.
La joie s'empare de la capitale, la population entonne des chants
patriotiques et crient des slogans: "Plutôt la guerre que le Pacte
tripartite!". "Plutôt la mort que l'esclavage!"
Ils vont être servis:
Hitler, furieux, lance alors sa fameuse directive
n°25, ordonnant de "liquider" la Yougoslavie. Le pays, après le putsch
des officiers serbes, "doit être considéré comme hostile et écrasé
au plus vite."
L'
OKH, le commandement suprême allemand, modifie ses plans pour
l'opération "Marita", l'invasion de la Grèce, en y incluant maintenant
la conquête de la Yougoslavie. Il doit par conséquent reporter
l'opération Barbarossa, programmée pour le début du mois de mai,
à la fin juin.
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