A 4 h 30 du matin, les Allemands déclenchent l'opération Lila,
la capture de la flotte "d'armistice" du gouvernement de Vichy.
Ils investissent le Fort Lamargue, arrêtent et emprisonnent l'amiral
André Marquis, le haut-préfet maritime, et pénètrent dans l'enceinte
de l'arsenal Mourillon, dans le port de Toulon.
Plutôt que de tomber aux mains des Allemands, la flotte française
se saborde, d'abord de sa propre initiative, puis sur ordre
de son commandant, l'amiral Jean de Laborde.
La presque-totalité de la flotte de guerre française, 90 navires
au total, est sabordée ou capturée, parmi lesquels les 3 cuirassés
Strasbourg, Dunkerque et Provence, le porte-hydravions Commandant
Teste, les 4 croiseurs lourds Dupleix, Foch, Algérie et Colbert,
les 3 croiseurs légers Jean de Vienne, Marseillaise et La Galissonnière,
15 destroyers, 13 vedettes lance-torpilles et 12 sous-marins.
Au total 235 000 tonnes de navires.
Seuls cinq sous-marins réussissent à appareiller. Quatre parviennent
à gagner le large. Le cinquième (Vénus) s'échoue et se saborde.
Deux rallieront Alger (Casablanca et Marsouin), le troisième Oran
(Glorieux), et le dernier (Iris) Barcelone, port neutre en Espagne.
En moins de deux heures, 700 000 tonnes de navires marchands
tombent aux mains de l'Axe. Les Allemands mettent la main
sur 87 cargos, 16 pétroliers et plusieurs dizaines de navires
de moindre importance.
Première réunion, à Lyon, du Comité de coordination
des mouvements de résistance de Zone Sud.
Empire français. L'AOF (Afrique-Occidentale française) se rallie
aux Alliés.
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