Général
1884 — 1972
À retenir
Franz Halder — Général. Il rejoignit l'armée allemande et durant la Première Guerre mondiale, il fut membre de l'état-major de la couronne du Prince de Bavière. En 1938, il remplaça le général Ludwig Beck comme chef de l'état-major général.
Jeunesse et formation
Franz Halder naît le 30 juin 1884 à Würzburg, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de général, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.
Parcours avant-guerre
Il rejoignit l'armée allemande et durant la Première Guerre mondiale, il fut membre de l'état-major de la couronne du Prince de Bavière. En 1938, il remplaça le général Ludwig Beck comme chef de l'état-major général. Il organisa l'offensive contre la Pologne, mais avertit Hitler contre l'invasion de la France.
Seconde Guerre mondiale
1942–1943
Il fut remplacé par le général Kurt Zeitzler en septembre 1942 après un désaccord avec Hitler. Chef de l’état-major général de l’armée de terre de 1938 à 1942, Halder participe à la préparation des campagnes de Pologne, de France et d’Union soviétique. Ses désaccords opérationnels avec Hitler entraînent son renvoi en septembre 1942.
1944–1945
Arrêté après le 20 juillet 1944, il est détenu jusqu’à SA libération par les Américains. Il fut arrêté par la Gestapo en 1944 et accusé d'être impliqué dans le complot du 20 juillet 1944. Il fut envoyé au camp de concentration de Dachau et fut libéré par l'armée américaine en 1945. Par exemple, il devint impliqué dans le complot de juillet 1944 parce ce qu'il a cru que Hitler n'eut plus les capacités pour gagner la guerre.
1939–1945
Après la démission de Walther von Brauchitsch, Halder prit la suite comme commandant en chef de l'armée allemande. Il connaît les projets d’opposition militaire à Hitler mais refuse de s’engager définitivement lorsque les circonstances paraissent défavorables. Sur le front de l’Est, son état-major diffuse des ordres liés à la guerre d’anéantissement, notamment contre les commissaires politiques soviétiques.
Fin de guerre et après-guerre
En 1946, il témoigna contre les membres importants du parti nazi au procès de Nuremberg. Ses critiques ont montré que les objections de Halder envers Hitler furent basées sur des différences militaires plutôt qu'un rejet de la philosophie nazie.
Héritage et mémoire
La place de Franz Halder dans la résistance allemande doit être appréciée sans effacer les responsabilités, les fidélités institutionnelles ou les hésitations qui ont précédé son opposition à Hitler. Son parcours éclaire les possibilités, mais aussi les limites, d’une contestation née au sein des élites militaires et administratives.
Sources
- German Resistance Memorial Center — Index biographique
- Peter Hoffmann, The History of the German Resistance, 1933-1945, McGill-Queen’s University Press.