Seconde-Guerre.com

Roland Freisler

Biographie de Roland Freisler, acteur de la Seconde Guerre mondiale.

Homme politique

1893 — 1945

À retenir

Roland Freisler — Homme politique. Juriste et ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Roland Freisler adhère au NSDAP en 1925. Après 1933, il devient secrétaire d’État au ministère de la Justice et contribue à la nazification du droit allemand.

Jeunesse et formation

Roland Freisler naît le 30 octobre 1893 à Celle, en Allemagne. Son parcours le conduit à exercer la fonction de homme politique, dans un contexte profondément marqué par les crises politiques et militaires de la première moitié du XXe siècle.

Parcours avant-guerre

Juriste et ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Roland Freisler adhère au NSDAP en 1925. Après 1933, il devient secrétaire d’État au ministère de la Justice et contribue à la nazification du droit allemand.

Seconde Guerre mondiale

1942–1943

Le 20 janvier 1942, il représente le ministère de la Justice à la conférence de Wannsee, réunion destinée à coordonner la déportation et le meurtre des Juifs d’Europe. En août 1942, il est nommé président du Volksgerichtshof, le « Tribunal du peuple ».

1944–1945

Il y conduit des procès politiques expéditifs, notamment contre des résistants allemands et des participants au complot du 20 juillet 1944, et prononce des milliers de condamnations à mort. Il est tué à Berlin le 3 février 1945 lors d’un bombardement américain. Les membres de la Rose blanche, des résistants ouvriers et plusieurs participants au complot du 20 juillet 1944 comparaissent devant lui.

1939–1945

À la tête du Tribunal du peuple, Freisler transforme l’audience judiciaire en instrument de terreur politique. Il interrompt, humilie et invective les accusés, tandis que les droits de la défense sont presque inexistants. Les procès sont parfois filmés pour la propagande, mais la violence de Freisler est telle que certaines images ne sont pas diffusées. Son rôle ne se limite donc pas à appliquer un droit déjà répressif: il personnifie la subordination de la justice au régime et contribue directement à des milliers de condamnations, dont un grand nombre de peines capitales.

Sa mort lors d’un bombardement, alors qu’il travaille au tribunal, empêche qu’il soit jugé après la guerre. Les dossiers conservés font néanmoins de son action l’un des exemples les mieux documentés de la justice politique nazie.

Héritage et mémoire

L’étude de Roland Freisler permet de comprendre que la dictature nazie ne reposa pas sur Hitler seul. Elle fonctionna grâce à des responsables politiques, policiers, judiciaires, économiques et administratifs qui transformèrent l’idéologie en décisions concrètes, en persécutions et, pour certains, en crimes de masse.

Sources