Homme politique
1900 — 1945
À retenir
Chef de la chancellerie du parti nazi et secrétaire particulier de Hitler, Martin Bormann contrôle l’accès au dictateur et une grande partie des nominations et décisions internes du régime. Antisémite radical, il participe à la mise en œuvre des persécutions. Il meurt en tentant de fuir Berlin dans la nuit du 1er au 2 mai 1945.
Jeunesse et formation
Fils d’un ancien sergent-major du régiment de Prusse qui devient plus tard employé de poste, Bormann laisse tomber l'école pour travailler dans une ferme à Mecklenburg (Allemagne). Après avoir servi brièvement comme canonnier dans un régiment d'artillerie, Bormann par la suite rejoint le Ross Bach Freikorps (volontaire de l'armée) à Mecklenburg (Allemagne) où il sera relié à des prétendus meurtres de femmes.
Parcours avant-guerre
En mars 1924, il est condamné à un an d'emprisonnement comme complice de son ami Rudolf Höss (qui deviendra plus commandant d'Auschwitz) dans le meurtre brutal de Walther Kadow (ancien professeur à l'école primaire) qui avait sans doute trahi Leo Schlageter lors de l'occupation des autorités françaises de la Ruhr. Après sa sortie de prison, il entre au NSDAP et devient officier régional de presse dans le Thuringe et en 1928 directeur commercial. De 1928 à 1930, il est attaché au commandement suprême des SA et en octobre 1933, il devient Reichsleiter au NSDAP.
Seconde Guerre mondiale
1939–1941
De juillet 1933 jusqu'en 1941, Bormann est chef de cabinet, secrétaire personnel et bras droit de Rudolf Hess.
1944–1945
À la fin de la guerre, après le suicide de Hitler, Bormann quitte le bunker du Führer à Berlin (Allemagne), le 30 avril 1945 avec le SS docteur Ludwig Stumpfegger.
1939–1945
Un mois plus tard, il est élu comme membre du Reichstag. Pendant cette période, "le secrétaire modèle", diligent, adaptable et efficace, commence son accession silencieuse et imperceptible au centre du puissant appareillage, acquérant lentement la maîtrise du système bureaucratique et de la confiance personnelle de Hitler. Il développa et administra les fonds de dotation de l'industrie allemande, des fonds immenses des contributions "volontaires" des réussites des hommes d'affaires pour le Führer, que Bormann alors ré attribua comme cadeaux pour les hauts fonctionnaires du parti. En plus d'administrer les finances de Hitler, il s'occupe aussi des documents et rendez-vous d'affaires de Hitler.
Habile et intriguant, il devient peu à peu l'un des principaux membres de l'entourage du Führer. Il réussit à gagner la confiance de celui-ci tout en discréditant bon nombre de ses anciens favoris. Ni l'un ni l'autre ne seront revu vivant. Pendant pas mal d'années, on a cru qu'il avait pu s'échapper, mais il y a eu pas mal de spéculations à ce sujet.
Cependant, un squelette identifié par les dents comme étant Bormann a été découvert dans les années 70 à Berlin (Allemagne). On a d'abord pensé qu'il aurait été tué par des troupes soviétiques peu de temps après être sorti du bunker. Si c'était vrai, il aurait été le seul haut placé nazi à être tué par le feu ennemi. Mais la présence de fragments de verre dans les dents suggère que Bormann se soit sans doute suicidé avec du cyanure de potassium.
Fin de guerre et après-guerre
En 1999, un examen ADN confirma l'identification.
Héritage et mémoire
L’étude de Martin Bormann permet de comprendre que la dictature nazie ne reposa pas sur Hitler seul. Elle fonctionna grâce à des responsables politiques, policiers, judiciaires, économiques et administratifs qui transformèrent l’idéologie en décisions concrètes, en persécutions et, pour certains, en crimes de masse.
Sources
- United States Holocaust Memorial Museum — Holocaust Encyclopedia
- Robert S. Wistrich, Who’s Who in Nazi Germany, Routledge.