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Władysław Anders

Biographie de Władysław Anders, acteur de la Seconde Guerre mondiale.

Général

1892 — 1970

À retenir

Władysław Anders commanda l’armée polonaise formée en URSS après 1941, puis le 2e corps polonais qui combattit en Italie et s’illustra lors de la prise du mont Cassin.

Jeunesse et formation

Né dans une famille de tradition germano-balte, Anders étudie l’ingénierie avant de servir dans la cavalerie russe pendant la Première Guerre mondiale. Il rejoint ensuite les forces polonaises.

Débuts professionnels

Il combat pour l’indépendance et durant la guerre soviéto-polonaise. Général de brigade en 1934, il commande une brigade de cavalerie lors de l’invasion de 1939.

Anders avait servi dans l’armée impériale russe, mais choisit la Pologne au moment de son indépendance. Cavalier et officier d’état-major, il combattit pendant l’insurrection de Grande-Pologne et la guerre contre la Russie soviétique. Il étudia en France et devint un spécialiste reconnu de la cavalerie, alors en voie de mécanisation.

En septembre 1939, SA brigade combattit les Allemands avant de se replier vers l’est. Après l’invasion soviétique, il fut blessé puis capturé. Les interrogatoires du NKVD à la Loubianka cherchèrent à le recruter ou à obtenir SA coopération. SA libération en août 1941 répondait au besoin de former rapidement une armée polonaise alliée à l’URSS.

Seconde Guerre mondiale

1939–1941

Blessé et capturé par les Soviétiques, il est emprisonné par le NKVD à Lviv puis à Moscou.

1941–1942

Libéré après l’accord Sikorski-Maïski, il reçoit le commandement d’une armée polonaise recrutée parmi les citoyens détenus en URSS. Faute de ravitaillement et face aux tensions politiques, cette force est évacuée vers l’Iran.

1943–1945

Devenu 2e corps polonais, son armée combat en Italie. Elle prend le mont Cassin en mai 1944, puis participe à la libération d’Ancône et de Bologne.

L’armée polonaise en Union soviétique

Des dizaines de milliers de détenus, déportés et civils affluèrent vers les centres de recrutement dans des conditions sanitaires dramatiques. Anders insista pour que l’armée protège également les familles. Les Soviétiques manquaient de ravitaillement et pressaient pour envoyer au front des divisions encore incomplètes. Les tensions sur le commandement, la citoyenneté des habitants des territoires annexés et les officiers disparus devinrent permanentes.

Avec l’accord des Alliés, environ 115 000 militaires et civils furent évacués vers l’Iran en 1942. Cette sortie sauva de nombreuses personnes mais priva l’URSS d’une force qu’elle voulait engager rapidement. Au Moyen-Orient, l’armée fut réorganisée en 2e corps polonais sous commandement britannique.

La campagne d’Italie

Au mont Cassin, Anders accepta une mission extrêmement difficile : enlever les positions qui dominaient la route de Rome. Les attaques de mai 1944 coûtèrent cher, mais les Polonais hissèrent leur drapeau sur les ruines de l’abbaye après le retrait allemand. Le corps poursuivit ensuite vers Ancône, essentiel pour le ravitaillement allié, puis participa à la percée de la ligne Gothique et à la libération de Bologne.

Une victoire sans retour

À mesure que les Alliés reconnaissaient le gouvernement soutenu par Moscou, Anders dénonça l’abandon de la Pologne. Beaucoup de ses soldats venaient de régions orientales désormais intégrées à l’URSS ou craignaient la répression communiste. Le Polish Resettlement Corps facilita leur installation en Grande-Bretagne et ailleurs, transformant une armée en importante communauté d’exil.

Fin de guerre et après-guerre

Opposé à la reconnaissance du gouvernement polonais imposé par Moscou, Anders reste en exil au Royaume-Uni. Le régime communiste le prive de SA nationalité polonaise en 1946, décision annulée après SA mort.

Héritage et distinctions

Inhumé au cimetière militaire polonais du mont Cassin, Anders symbolise le destin des soldats polonais qui combattirent à l’Ouest sans pouvoir rentrer dans une Pologne libre.

Anders demanda à être enterré au milieu de ses soldats au mont Cassin. SA tombe symbolise une contradiction majeure de la guerre : les Polonais contribuèrent fortement à la victoire alliée, mais leur pays sortit du conflit déplacé vers l’ouest et placé sous domination soviétique.

Sources